Une carte, en cuivre, posée au centre d'un fond blanc, avec deux rameaux d'olivier croisés juste en dessous. Peu de drapeaux se représentent ainsi eux-mêmes, et cette teinte cuivrée n'a rien d'un hasard. Le patch brodé Chypre reprend la découpe exacte du littoral, longue presqu'île de Karpas comprise.
Ce que raconte le drapeau de Chypre
Sur fond blanc, la silhouette de l'île apparaît en cuivre orangé, surmontant deux rameaux d'olivier verts croisés. Le choix de cette teinte renvoie aux gisements de cuivre exploités sur place depuis l'Antiquité, le nom même de l'île étant lié au mot latin désignant ce métal. Les rameaux évoquent la paix entre les communautés grecque et turque. Adopté le 16 août 1960, à l'indépendance, ce dessin écarte volontairement le bleu et le rouge, couleurs de la Grèce et de la Turquie. Rares sont les États dont le pavillon national reproduit sa propre carte.
Une broderie fil à fil pour une silhouette d'île
Reproduire un littoral demande de suivre une ligne irrégulière sans la lisser : baies, caps et longue pointe orientale doivent rester reconnaissables. La broderie fil à fil contourne d'abord la carte avant de la remplir, ce qui évite la forme approximative visible sur beaucoup de reproductions. Les feuilles d'olivier, elles, sont brodées une par une pour ne pas former un simple trait vert. Le contour brodé renforcé tient le pourtour. Dos thermocollant pour une pose au fer, ou fixation en patch à coudre Chypre sur les tissus épais.
Garder une trace de Chypre
Les plages d'Ayia Napa, les villages du Troodos, Paphos et ses mosaïques : l'île se visite facilement en une semaine de voiture de location. La ligne verte qui traverse Nicosie rappelle en revanche une histoire moins légère. Cousu sur un sac de plage, une veste légère ou un carnet de voyage textile, l'écusson brodé Chypre garde la trace du séjour. La diaspora chypriote installée à Londres l'utilise aussi comme signe d'origine. Sur un panneau, il rejoint les autres îles dans une collection de patchs drapeaux méditerranéenne.