La Palestine désigne les territoires du Levant méridional Cisjordanie et bande de Gaza peuplés d'environ 5,6 millions d'habitants selon le Bureau central palestinien de statistiques (PCBS, 2025), auxquels s'ajoute une diaspora estimée à plusieurs millions de personnes à travers le monde arabe et au-delà. Cette dispersion géographique n'a pas dilué une identité culturelle forte, façonnée par des millénaires d'histoire au carrefour de trois continents et de trois traditions religieuses. Pour situer ce cadre géographique et historique plus largement, le guide de voyage de la Palestine présente l'ensemble des dimensions du pays.
Cette identité culturelle repose sur un socle de valeurs communautaires l'hospitalité, la solidarité familiale, l'attachement à la terre et sur des expressions artistiques reconnues bien au-delà de la région : poésie, musique, broderie, cinéma. Elle s'exprime aussi dans une vie quotidienne marquée par des codes de sociabilité précis et par une pratique religieuse qui structure le rythme des jours, dans une société très majoritairement musulmane mais où subsiste une minorité chrétienne historique.
Les sections suivantes détaillent ces différentes dimensions : les valeurs qui structurent la société, les formes d'expression culturelle, les symboles identitaires, les usages observables au quotidien, ainsi que les influences historiques qui ont façonné la culture palestinienne telle qu'elle s'exprime aujourd'hui.
⚡ Comprendre la culture en Palestine en 30 secondes
- Identité : héritage arabe levantin, attachement fort à la terre et à l'agriculture méditerranéenne.
- Valeurs dominantes : hospitalité, solidarité familiale, résilience (sumud).
- Religion : majorité musulmane sunnite, minorité chrétienne historique concentrée à Bethléem et Ramallah.
- Symboles : l'olivier, le keffieh, le drapeau aux couleurs panarabes.
- Particularité : une culture largement portée par une importante diaspora, en plus des habitants des territoires.
Sommaire
Comment est la culture en Palestine ?
La culture palestinienne s'organise autour de quelques piliers que l'on retrouve, sous des formes variées, dans la vie quotidienne comme dans les productions artistiques.
Une identité arabe ancrée dans le Levant
La société palestinienne partage avec ses voisins du Levant (Jordanie, Liban, Syrie) une langue, une histoire et des références culturelles communes, tout en conservant des traits propres liés à son histoire particulière.
Un rapport étroit à la terre
L'agriculture, en particulier la culture de l'olivier, occupe une place centrale dans l'imaginaire collectif et dans l'organisation du calendrier social, bien au-delà de sa seule fonction économique.
Une culture de la solidarité
La famille élargie et le voisinage constituent des repères sociaux essentiels, avec une entraide qui s'exprime dans les moments importants de la vie comme dans le quotidien.
Une production intellectuelle et artistique reconnue
La poésie, la littérature et, plus récemment, le cinéma palestiniens ont acquis une reconnaissance internationale, portés par des figures devenues des références dans le monde arabophone et au-delà.
Une pratique religieuse structurante
L'islam sunnite, majoritaire, rythme le calendrier social aux côtés d'une minorité chrétienne historique dont la présence à Bethléem et à Jérusalem remonte aux premiers siècles du christianisme.
Une culture portée aussi par la diaspora
Une part importante de la population d'origine palestinienne vit hors des territoires. Cette dispersion a nourri la création littéraire et artistique, sans effacer l'attachement à une identité commune.
📚 Les repères culturels de la Palestine en un coup d'œil
| Information | Valeur |
|---|---|
| Identité culturelle | Héritage arabe levantin, attachement à la terre et à l'olivier |
| Valeurs dominantes | Hospitalité, solidarité familiale, sumud (résilience) |
| Langues officielles | Arabe (dialecte levantin) ; anglais utilisé dans l'enseignement et le tourisme |
| Religions principales | Islam sunnite majoritaire ; minorité chrétienne d'environ 47 000 personnes (PCBS, recensement 2017) |
| Patrimoine mondial UNESCO | 4 sites inscrits (situation 2023) |
| Expressions culturelles | Poésie, musique, broderie, cinéma, arts visuels |
| Symboles nationaux | Drapeau, olivier, keffieh |
| Diversité régionale | Modérée |
Ces repères dessinent une culture où la dimension agraire, la solidarité communautaire et la production intellectuelle occupent une place centrale, tandis que la coexistence entre majorité musulmane et minorité chrétienne constitue une caractéristique durable de la société. Les sections suivantes développent chacun de ces aspects.
Les valeurs qui façonnent la société en Palestine
L'hospitalité, valeur cardinale des relations sociales
L'hospitalité, ou diyafa, occupe une place centrale dans les relations sociales palestiniennes, comme dans une grande partie du monde arabe. Elle repose sur l'idée que recevoir un invité, même inconnu, engage l'honneur de la famille qui l'accueille. Cette valeur trouve son origine dans les sociétés agraires et bédouines du Levant, où l'accueil du voyageur constituait une nécessité de survie autant qu'un devoir moral. Elle se manifeste aujourd'hui par l'insistance à offrir à boire ou à manger, gestes qui relèvent d'un code social précis plutôt que d'une simple politesse ponctuelle. Cette manière concrète d'exprimer l'hospitalité au quotidien est détaillée plus loin dans la page.
La famille élargie et la solidarité de clan
La famille, entendue au sens large (hamula, ou lignage), reste une unité sociale de référence pour une large part de la population. Elle structure les solidarités économiques, l'entraide en cas de difficulté et les grandes décisions de la vie, comme le mariage. Cette organisation n'exclut pas des évolutions sensibles : dans les centres urbains, la famille nucléaire tend à prendre une importance croissante, notamment chez les jeunes générations les plus diplômées, sans que ce mouvement remette en cause l'attachement plus large au réseau familial élargi.
La sumud, une culture de la résilience et de l'attachement à la terre
La sumud, littéralement « fermeté » ou « persévérance », désigne un ensemble de valeurs autour de l'attachement à la terre, du maintien du mode de vie et de la capacité à faire face collectivement aux difficultés. Ce concept, largement étudié par les chercheurs en sciences sociales travaillant sur la société palestinienne, s'exprime notamment à travers la culture de l'olivier, arbre qui structure le calendrier agricole et auquel de nombreuses familles restent attachées sur plusieurs générations. Il ne s'agit pas d'un simple slogan, mais d'une manière durable de concevoir le rapport au territoire et à la continuité familiale.
Le respect des aînés et la transmission intergénérationnelle
Le respect dû aux personnes âgées et la transmission orale des savoirs et des récits familiaux occupent une place importante dans l'organisation sociale. Les grands-parents jouent souvent un rôle actif dans l'éducation des petits-enfants, et la parole des aînés conserve un poids particulier dans les décisions familiales, notamment dans les zones rurales et dans les communautés villageoises du nord de la Cisjordanie.
Les expressions culturelles de la Palestine
La poésie et la littérature, entre mémoire et résistance
La poésie occupe une place particulière dans la culture palestinienne, héritière d'une longue tradition orale arabe. Des auteurs comme Mahmoud Darwish, considéré comme l'un des plus grands poètes de langue arabe du XXe siècle, ou le romancier Ghassan Kanafani, ont donné à la littérature palestinienne une reconnaissance internationale. Cette production littéraire aborde fréquemment les thèmes de l'exil, de la mémoire et de l'attachement au territoire, sans se réduire pour autant à une littérature engagée : elle explore aussi l'amour, la nature et la vie quotidienne.
La musique, du oud traditionnel aux scènes contemporaines
La musique traditionnelle repose sur des instruments comme le oud (luth) et le qanun, ainsi que sur des formes de chant improvisé proches du zajal, poésie chantée pratiquée lors des célébrations. Depuis les années 2000, une scène musicale contemporaine s'est développée, notamment autour du hip-hop, porté par des groupes comme DAM, qui mêlent sonorités traditionnelles et formes musicales urbaines pour aborder des thèmes de société.
L'artisanat et l'architecture traditionnelle
L'architecture en pierre calcaire, visible dans les vieilles villes de Naplouse ou d'Hébron, témoigne d'un savoir-faire de construction ancien, adapté au climat méditerranéen. Naplouse est également connue pour la fabrication artisanale du savon à l'huile d'olive, une production dont les méthodes ont peu évolué depuis plusieurs siècles. À Bethléem, la sculpture sur bois d'olivier constitue un artisanat local reconnu, pratiqué de génération en génération.
Le cinéma et les arts visuels contemporains
Le cinéma palestinien s'est fait connaître sur la scène internationale à partir des années 2000, avec des réalisateurs comme Elia Suleiman, dont les films ont été sélectionnés dans de grands festivals internationaux. Cette production cinématographique, souvent portée par des coproductions avec des pays européens, traite aussi bien de la vie quotidienne que de sujets plus universels, avec un ton parfois teinté d'humour.
💡 Idée reçue sur la culture en Palestine
Idée reçue : la culture palestinienne se résumerait à son contexte politique. En réalité, elle repose sur un patrimoine agricole, artisanal et littéraire ancien, documenté bien avant les événements du XXe siècle, et qui continue de vivre indépendamment de l'actualité.
Les symboles et l'identité nationale
Le drapeau et ses couleurs panarabes
Le drapeau palestinien reprend les couleurs panarabes — noir, blanc, vert et rouge — utilisées par plusieurs pays de la région depuis la révolte arabe du début du XXe siècle. Ces couleurs sont traditionnellement associées à différentes dynasties et périodes de l'histoire arabo-musulmane, et leur assemblage exprime une appartenance à un ensemble culturel plus large que le seul territoire palestinien.
L'olivier, symbole de l'attachement à la terre
L'olivier constitue l'un des symboles les plus consensuels de l'identité palestinienne. Certains oliviers cultivés dans les collines de Cisjordanie sont considérés parmi les plus anciens arbres fruitiers encore en production au monde, et leur culture reste transmise de génération en génération au sein des familles.
Le keffieh, un motif devenu symbole identitaire
Le keffieh, coiffe traditionnelle à motifs quadrillés noir et blanc portée à l'origine par les populations rurales du Levant, est devenu au cours du XXe siècle un symbole largement associé à l'identité palestinienne, porté aussi bien lors d'occasions officielles que dans la vie quotidienne.
Handala, une figure devenue emblème populaire
Créé par le dessinateur de presse Naji al-Ali dans les années 1970, le personnage de Handala, enfant vu de dos et aux mains jointes derrière le dos, est devenu une figure emblématique largement reprise dans l'iconographie populaire palestinienne, au-delà du cercle des lecteurs de presse.
La clé, symbole de mémoire familiale
Chez de nombreuses familles ayant quitté leur foyer lors des événements de 1948, la clé de l'ancienne maison est parfois conservée et transmise comme objet de mémoire familiale. Ce geste, documenté par plusieurs institutions patrimoniales et de recherche, illustre l'importance accordée à la mémoire du lieu d'origine au sein des familles concernées, sans que ce symbole ne fasse l'objet d'une lecture unique ou consensuelle.
La culture au quotidien
Les salutations et l'art de la conversation
Les salutations s'accompagnent souvent de formules religieuses comme « salam alaykoum » (que la paix soit sur vous), utilisées indépendamment de la pratique religieuse de la personne. La conversation privilégie fréquemment des formulations indirectes et des questions personnelles (situation familiale, origine géographique) qui relèvent d'un intérêt sincère porté à l'interlocuteur plutôt que d'une intrusion.
L'hospitalité au quotidien : le café et le thé
Offrir un café ou un thé à toute personne qui entre dans un foyer ou un commerce constitue un geste quasi systématique. Refuser une première offre est souvent perçu comme une formule de politesse plutôt qu'un refus définitif : l'hôte réitère généralement sa proposition, et l'accepter finit par faire partie intégrante de l'échange social.
Le rythme de la semaine et la place de la prière
Le vendredi constitue le jour de repos hebdomadaire pour la majorité musulmane, rythmé par la prière collective de la mi-journée, tandis que la minorité chrétienne organise sa semaine autour du dimanche. Cette différence de calendrier religieux façonne concrètement l'organisation des commerces et des administrations selon les localités et leur composition démographique.
La sociabilité de voisinage et la vie de quartier
Les visites de courtoisie entre voisins, notamment à l'occasion de naissances, de deuils ou de fêtes religieuses, structurent une vie sociale de proximité particulièrement dense dans les villages et les petites villes. Cette sociabilité s'accompagne souvent d'un moment de repas partagé, dont les plats spécifiques sont présentés en détail sur la page consacrée à la gastronomie de la Palestine.
⚖️ Comparer la culture de la Palestine
La Palestine partage avec la culture de la Jordanie un héritage arabe levantin commun : langue, hospitalité, importance de la famille élargie. Les deux cultures se distinguent néanmoins par leurs trajectoires historiques propres : l'identité jordanienne s'est en partie construite autour de l'héritage bédouin et tribal, tandis que l'identité palestinienne s'est fortement structurée autour de l'attachement à la terre agricole et d'une importante diaspora.
Les influences qui ont façonné la culture en Palestine
L'héritage islamique et son empreinte architecturale
L'expansion de l'islam à partir du VIIe siècle a profondément marqué la région, dont témoignent aujourd'hui de nombreux édifices religieux, notamment à Jérusalem et à Hébron, ainsi que le calendrier social organisé autour des cinq prières quotidiennes et des fêtes musulmanes.
L'héritage chrétien et la présence de communautés anciennes
La région abrite l'une des plus anciennes communautés chrétiennes au monde, présente sans interruption depuis les premiers siècles du christianisme, particulièrement visible à Bethléem, lieu de pèlerinage majeur, où l'architecture religieuse byzantine reste un témoignage direct de cette continuité historique.
La période ottomane et mandataire britannique
Quatre siècles de domination ottomane (1516-1917) ont laissé une empreinte durable sur l'organisation administrative, l'architecture urbaine et certaines pratiques sociales encore observables aujourd'hui. Le mandat britannique qui a suivi (1920-1948) a introduit des institutions administratives et éducatives dont certaines structures perdurent, notamment dans le système scolaire.
L'expérience de la diaspora, une influence sur la création contemporaine
La dispersion géographique d'une large partie de la population d'origine palestinienne a nourri une production littéraire et artistique centrée sur les thèmes de la mémoire et de l'identité, tout en créant des réseaux culturels actifs entre les territoires et les communautés installées dans les pays voisins, en Europe et en Amérique du Nord.
Religions et spiritualités en Palestine
Une majorité musulmane sunnite
L'islam sunnite rassemble la grande majorité de la population, estimée à environ 97 % selon les données démographiques disponibles. La pratique religieuse structure fortement la vie sociale, à travers le jeûne du ramadan, les prières collectives et les grandes fêtes du calendrier musulman.
Une minorité chrétienne historique
Selon le recensement de la population réalisé par le Bureau central palestinien de statistiques (PCBS) en 2017, la communauté chrétienne compte environ 47 000 personnes, soit près de 1 % de la population, principalement concentrée à Bethléem, Ramallah et Jérusalem. Cette communauté rassemble des fidèles de plusieurs Églises orientales et occidentales, et occupe une place significative dans l'histoire éducative et culturelle locale.
Une petite communauté samaritaine
Une communauté samaritaine, comptant quelques centaines de membres, vit toujours près du mont Garizim, dans la région de Naplouse. Héritière d'une tradition religieuse distincte de l'islam et du christianisme, elle constitue l'une des plus anciennes communautés religieuses continues de la région.
Patrimoine mondial UNESCO
Quatre sites inscrits sur la Liste du patrimoine mondial
Depuis l'adhésion de la Palestine à la convention du patrimoine mondial en 2011, quatre sites ont été inscrits : la basilique de la Nativité à Bethléem (2012), le paysage agricole en terrasses de Battir (2014), la vieille ville d'Hébron (2017) et le site archéologique de Tell es-Sultan à Jéricho (2023), l'un des plus anciens lieux d'habitation continue connus au monde.
Une reconnaissance de la profondeur historique du territoire
Ces inscriptions successives traduisent la reconnaissance internationale d'une continuité d'occupation humaine et d'un patrimoine agricole, religieux et urbain remontant à plusieurs millénaires, qui dépasse largement le seul cadre de l'histoire contemporaine de la région.
🧭 Ce qui surprend souvent les voyageurs
L'insistance à proposer plusieurs fois du café ou de la nourriture peut surprendre un visiteur peu familier avec les codes de sociabilité levantine : il ne s'agit pas d'une pression, mais d'un rituel d'hospitalité où un premier refus appelle une nouvelle offre. De même, des questions personnelles posées rapidement (situation familiale, profession) traduisent un intérêt sincère et non une intrusion. Enfin, le ton animé de certaines conversations, parfois perçu comme conflictuel par un regard extérieur, correspond le plus souvent à un style d'échange enthousiaste et expressif, sans lien avec un désaccord réel.
Questions fréquentes
- Quelle langue parle-t-on en Palestine ?
L'arabe est la langue officielle, parlé sous une variante dialectale levantine. L'anglais est couramment utilisé dans l'enseignement supérieur, le commerce et le secteur touristique, notamment à Bethléem.
- Quelle est la place de la religion dans la vie quotidienne ?
La religion structure fortement le calendrier social : jeûne du ramadan et prières pour la majorité musulmane, célébrations liturgiques pour la minorité chrétienne concentrée à Bethléem, Ramallah et Jérusalem. Les deux communautés cohabitent depuis des siècles, notamment dans les villes à forte présence chrétienne.
- Comment se saluent les Palestiniens ?
La poignée de main est courante, parfois accompagnée d'une accolade entre personnes proches de même sexe. Les formules de salutation religieuses, comme « salam alaykoum », sont utilisées largement, indépendamment de la pratique religieuse effective de chacun.
- Existe-t-il des différences culturelles entre la Cisjordanie et Gaza ?
Des nuances existent, liées notamment à des trajectoires socio-économiques différentes : Gaza, très densément peuplée, connaît une société globalement plus conservatrice dans les usages sociaux, tandis que certaines villes de Cisjordanie comme Ramallah présentent une vie urbaine plus diversifiée. Les motifs de broderie traditionnelle varient également selon les régions.
- Comment les Palestiniens accueillent-ils les visiteurs étrangers ?
L'accueil des visiteurs étrangers repose sur les mêmes codes d'hospitalité que ceux réservés aux proches : offre de boissons, invitation à partager un repas, intérêt marqué pour l'origine et le parcours du visiteur, dans une logique d'échange plutôt que de simple courtoisie formelle.
- Quel est le rythme de la semaine en Palestine ?
Le vendredi constitue le jour de repos principal pour la majorité musulmane, avec la prière collective de la mi-journée comme temps fort de la semaine. Les commerces et administrations adaptent leurs horaires selon la composition religieuse des localités, notamment dans les villes à présence chrétienne significative.
- Quelle est la place des femmes dans la société palestinienne ?
La société palestinienne connaît une évolution documentée du rôle des femmes, avec une présence croissante dans l'enseignement supérieur et certains secteurs professionnels, tout en conservant, selon les milieux et les générations, un attachement fort aux structures familiales traditionnelles.
- Qu'est-ce que la sumud, ce mot souvent associé à la culture palestinienne ?
La sumud désigne littéralement la fermeté ou la persévérance. Ce concept renvoie à un ensemble de valeurs autour de l'attachement à la terre, du maintien du mode de vie et de la capacité collective à faire face aux difficultés, largement étudié dans les travaux de sciences sociales consacrés à la région.
À retenir
La culture palestinienne s'appuie sur un socle de valeurs communautaires fortes hospitalité, solidarité familiale, attachement à la terre qui se retrouvent aussi bien dans la vie quotidienne que dans une production littéraire et artistique reconnue internationalement. Cette identité, portée à la fois par les habitants des territoires et par une importante diaspora, s'exprime à travers des symboles largement partagés, comme l'olivier ou le keffieh, et à travers une coexistence religieuse ancienne entre majorité musulmane et minorité chrétienne. Pour approfondir les dimensions rituelles et festives de cette culture, la page consacrée aux traditions de la Palestine développe les usages codifiés qui rythment le calendrier social, tandis que le climat de la Palestine permet de comprendre l'environnement naturel dans lequel s'inscrit ce mode de vie.
Sources et vérification éditoriale
- Palestinian Central Bureau of Statistics (PCBS) — données démographiques et recensement de la population, dont le recensement religieux de 2017 et les estimations de population 2025.
- Centre du patrimoine mondial de l'UNESCO — liste des sites inscrits en Palestine, situation 2023.
- World Directory of Minorities and Indigenous Peoples (Minority Rights Group) — données sur la communauté chrétienne de Palestine.
- Institute for Palestine Studies — références sur la littérature, l'histoire sociale et le concept de sumud.
- Œuvre d'Orient — données complémentaires sur les communautés chrétiennes du Levant.
Dernière vérification éditoriale : septembre 2026.