Rouge, blanc, noir en trois bandes horizontales égales, sans emblème ni étoile. C'est le drapeau arabe le plus dépouillé : ni triangle, ni croissant, ni inscription, seulement les trois couleurs de la Révolte arabe. Le patch brodé Yémen repose donc entièrement sur la propreté des deux séparations.
Origine et détails du drapeau du Yémen
Le drapeau du Yémen aligne trois bandes horizontales de hauteur identique : rouge en haut, blanche au milieu, noire en bas. Ces couleurs sont celles de la libération arabe, partagées avec l'Égypte, l'Irak et la Syrie, chacun de ces pays y ajoutant habituellement un emblème. Le rouge renvoie au sang versé, le blanc à l'avenir, le noir au passé colonial. Le drapeau a été adopté le 22 mai 1990, jour de l'unification entre le Yémen du Nord et le Yémen du Sud, et se distingue précisément par l'absence de tout symbole ajouté.
Une finition brodée pour un rendu net du drapeau
Trois aplats, deux lignes, aucun motif : ce type de drapeau ne laisse rien passer. Les bandes doivent avoir strictement la même hauteur, et le fil noir ne doit jamais mordre sur le blanc central, où le moindre débordement crée une zone grisée. La broderie fil à fil pose donc les couleurs en passes serrées, avec un changement franc à chaque transition. Le blanc est monté dense pour rester lumineux. Le contour brodé renforcé tient le pourtour, et le patch à coudre Yémen se fixe durablement sur une toile épaisse.
Garder une trace du Yémen
Les tours de terre de Sanaa, le dragonnier de Socotra, les villages accrochés du Haraz : le pays a fermé ses portes aux voyageurs depuis 2015, ce qui rend son drapeau très rare dans les rayons souvenirs. Ceux qui le recherchent y ont travaillé, dans l'humanitaire ou les organisations internationales, ou appartiennent à une diaspora dispersée. Cousu sur un sac de terrain, une veste de travail ou un panneau textile, l'écusson drapeau Yémen tient lieu de repère discret. Il fait partie des pièces difficiles à réunir dans une collection de patchs drapeaux.