Une seule étoile blanche, logée dans un carré bleu à l'angle supérieur gauche, au-dessus d'une bande blanche et d'une bande rouge. Le carré occupe le tiers de la longueur et toute la hauteur de la bande blanche. Le patch brodé Chili respecte ces proportions strictes, souvent mal rendues ailleurs.
Le drapeau du Chili : l'étoile solitaire
Deux bandes horizontales, blanche en haut et rouge en bas, avec un canton bleu carré portant une étoile blanche à cinq branches. Le drapeau du Chili a été adopté le 18 octobre 1817, pendant la guerre d'indépendance, ce qui en fait l'un des plus anciens pavillons d'Amérique du Sud encore en usage. Le blanc est associé aux neiges de la cordillère, le bleu au ciel, le rouge au sang versé pour l'indépendance. Les Chiliens l'appellent la Estrella Solitaria, l'étoile solitaire. Sa ressemblance avec le drapeau du Texas, apparu bien plus tard, reste fortuite.
Une pose au fer sur des lignes parfaitement droites
La difficulté tient au raccord entre le canton bleu et les deux bandes : l'angle doit être net, sans fil bleu qui déborde sur le blanc ou sur le rouge. La broderie fil à fil traite ce raccord en dernier, une fois les aplats posés, et l'étoile est montée depuis son centre pour garder cinq branches égales. Le contour brodé renforcé maintient les bords. Le patch thermocollant Chili se pose au fer en quelques secondes sur un textile propre ; la couture reste possible sur les toiles épaisses.
Du désert d'Atacama à la Patagonie
Plus de quatre mille kilomètres séparent San Pedro de Atacama des tours du parc Torres del Paine. Peu de pays se parcourent aussi longuement, souvent en bus de nuit ou en stop sur la Carretera Austral. Un souvenir de voyage Chili se fixe naturellement sur un sac de trek, une veste coupe-vent ou une housse de sac de couchage. Les randonneurs revenus de Patagonie le cousent souvent juste à côté de celui de l'Argentine voisine. Sur un panneau mural, il structure une collection de patchs drapeaux consacrée au cône sud.